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Guerre de chefs à Bucarest

La Commission européenne n’a pas pris de gants. Son dernier rapport sur la Roumanie, publié le 18 juillet, est accablant. La “classe politique tout entière” est invitée à faire la preuve de son “engagement” en faveur de la démocratie. Le nouveau Premier ministre, Victor Ponta, qui avait cru, ces dernières semaines, pouvoir changer les règles du jeu institutionnel pour se débarrasser plus facilement du chef de l’Etat, est sommé de rectifier le tir.

Si l’institution bruxelloise est aussi sévère, c’est que le pays est plongé dans une crise politique qui a mis en évidence la difficulté des dirigeants roumains à accepter les contraintes du pluralisme. Au début du mois de mai, parce qu’un certain nombre de députés ont préféré virer de bord plutôt que d’avoir à assumer face à leurs électeurs une politique d’austérité très impopulaire, le gouvernement conservateur a été mis en minorité. Mais la nouvelle coalition gouvernementale, sociale-démocrate et libérale, refuse de cohabiter avec le président de droite, Traian Basescu, qu’elle accuse d’outrepasser ses pouvoirs. Les étiquettes ont, en la matière, assez peu d’importance. Le conflit relève d’abord de l’incompatibilité d’humeur. Il traduirait aussi, selon plusieurs analystes, la crainte de certains politiciens d’être traînés en justice pour détournement de fonds.

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